Comment reconnaître un bon gestionnaire des campagnes marketing web?

Comment reconnaître un bon gestionnaire de campagnes marketing web ?

Ce nouveau métier qui n’existait pas encore il y a dix ans est devenu aujourd’hui à la mode et donc très en demande. Par conséquent, beaucoup de personnes se proclament “gestionnaires ou expert en campagnes marketing web” pour surfer sur la vague de la demande et, malheureusement, aussi sur l’ignorance des demandeurs / acheteurs de ces services (ex.: chefs d’entreprises, directeurs ou VP marketing).

Au cours des années de travail dans le domaine, à maintes occasions je me posais une question comment distinguer une bonne ressource de celle qui sait se vendre bien, mais sur le terrain s’avère pas à la hauteur des ententes. Cela évite à l’entreprise les pertes de temps, d’argent, et des opportunités manquées sur le web, un domaine très dynamique. Savoir choisir la bonne personne pour un poste de gestionnaire web devient aujourd’hui un véritable avantage compétitif.

Voici quelques caractéristiques clés pour ce poste que j’ai pu distiller de mon expérience :

L’expérience concrête

Ne cherchez pas à économiser en choisissant un stagiaire ou une personne sortant de l’école même si elle démontre un grand potentiel. C’est très risqué. Avez-vous entendu une histoire d’une entreprise qui a confié à un stagiaire “seulement” la gestion de ses médias sociaux? Le résultat : la gestion maladroite des plaintes des clients par le stagiaire sur le web a ruiné la réputation de l’entreprise.

En ce qui concerne la gestion des campagnes de publicité de vos produits web – c’est bien plus sérieux et complexe. Vous le savez bien, le cycle de production de résultats dans un environnement académique est très différent de celui du monde des affaires (plusieurs mois vs. 2-5 jours). C’est seulement avec l’expérience qu’une personne est capable de proposer une stratégie, la présenter (=vendre au client, vous), définir les étapes, développer les concepts clés, les réaliser ou faire réaliser et mettre en oeuvre (= en ligne). Et tout cela en quelques jours.  De plus, démontrer les premiers résultats tangibles une semaine plus tard.

Est-ce que votre candidat est capable de parler des expériences similaires? Sont-elles vérifiables?

Stratège et exécutant à la fois

Votre future gestionnaire de campagnes web doit être capable de réfléchir à haut niveau et en même temps être minutieux et attentionné à tous les détails.

L’aspect stratégique assure que vos campagnes marketing web reflètent la valeur de vos produits et services pour ses clients cibles. Cela également implique la compréhension de vos processus d’affaires clés et la capacité à les arrimer pour créer un impact optimal à travers une campagne publicitaire web. 

Il doit aussi être minutieux, sensible au mot, à leur sens et comment la simple ponctuation (pire, une erreur de ponctuation) peut complètement alterner le message. Autres “détails”, tels que le choix de couleurs de la bannière, sa taille, son emplacement sur l’écran et les éléments d’expérience client / d’interaction avec le client (ex. : “achetez maintenant”, “demandez un devis”, etc.) impactent grandement la performance de la campagne.

Attitude positive et réaliste à la fois

Votre gestionnaire de campagnes web doit avoir une confiance et même une certaine fois dans ces stratégies afin de pouvoir avancer sur le terrain glissant et imprévu du web au lieu d’abandonner s’il n’a pas de résultats attendus au bout de deux jours. Le côté réaliste doit s’appuyer sur les bons chiffres pour ajuster le plan d’action au niveau tactique.

Capable de prendre des risques, mais des risques calculés

Comme un bon joueur de poker qui gagne à la fin de la journée, votre gestionnaire de campagnes web doit démontrer cette capacité de sortir de sa zone de confort et d’essayer des stratégies nouvelles, prendre des décisions audacieuses. C’est à vous de jouer un avocat de diable pour tester la solidité de ses propositions. De telle façon, vous constituez une bonne équipe pour avancer ensemble dans une bonne direction:  qui ne risque rien n’a rien; qui risque trop, peut complètement se faire éliminer de la partie (ex. en jeu de poker).

Garder la tête froide tout en gérant un gros budget

Ayant une expérience d’investir jusqu’à 300 mille dollars par mois, j’insiste sur cet aspect très personnel. Le fait de dépenser de l’argent sur le web (= dimension virtuelle) est aussi très matériel. On peut pas éviter au bout d’un certain moment de se poser des questions existentielles: est-ce que cela fait du sens? comment sais-je que je ne gaspille pas l’argent? Ma vie? De plus, une petite erreur de configuration peut coûter des dizaines de milles de dollars juste en 2-3 jours. Cela peut vite rendre fou. Donc, il est primordial de garder une tête froide et être concentrés / focus sur les résultats pour démontrer des retombées mesurables et positives à la fin de chaque mois.

Avoir de l’entregent

Le marketing est un travail d’équipe et non pas un one man show.  Pour avoir du succès, votre gestionnaire de campagnes web doit interagir constamment avec les divers départements de votre entreprise : finances, développement, support TI, service à la clientèle, les ressources humaines et autre. Votre personne idéale est celle qui a le goût et la capacité d’établir des relations de confiance, amener / encourager / inspirer différentes personnes et département afin qu’ils puissent tous travailler ensemble. 

Avoir un réflex d’amélioration continue (24/7)

Gérer les campagnes web est un travail 24/7.  Une fois la campagne publicitaire est lancée sur le web il “reste” à la surveiller et l’ajuster en permanence (matin et soir, en semaine et la fin de la semaine, etc.). La capacité de garder en tête toutes les campagnes actives, surveiller les performances et les améliorer / optimiser en temps réel est une exigence de base du métier. Le lancement d’une campagne n’est que le début, le vrai travail commence lorsque la campagne est active sur le web.

Comment reconnaître votre personne idéale ?

Comme vous le voyez, les connaissances techniques du web (ex. développeur) ou l’expérience d’écriture d’un blogue ou de la gestion d’une page Facebook ne font pas d’une personne un bon gestionnaire de campagnes web à qui vous comptez confier un budget important et indirectement la santé de votre entreprise.

La meilleure manière pour détecter les compétences à froid est en interrogeant votre candidat et ses personnes références sur :

  • Ses réalisations concrêtes : ampleur, budget, équipe, son rôle, résultants mesurables, expérience de pouvoir augmenter le budget alloué. Ce sont des bons indicateurs d’aptitude de la personne pour le domaine du marketing web. Vous voulez une personne qui l’a déjà FAIT et non pas une personne qui dit qui le SAIT.

En vous souhaitant la meilleure des chances pour trouver un candidat idéal !

Pourquoi le marché de l’Amérique latine est facilement accessible en ligne ?

En español, por favor!

Si vous gérez un commerce en ligne, avez-vous pensé à offrir vos produits et services sur le marché de l’Amérique latine? Si c’est pas encore le cas, voici au moins deux bonnes raisons pour saisir cette opportunité pour augmenter vos ventes en ligne. Vous êtes basé au Québec ? – C’est une occasion en or! Voici pourquoi.

Marché en pleine croissance et peu compétitif (encore)

L’économie de plusieurs pays en Amérique latine est en pleine croissance et le nombre d’utilisateurs d’internet ne caisse à croître respectivement. Cette tendance est très favorable car en même temps plusieurs autres pays qu’on pourrait croire à haut potentiel commencent à ralentir leur croissance sur le web. C’est le cas des États-Unis et du Canada dont le taux de saturation est proche de 80-90%. C’est à dire, qu’environ 8 à 9 Canadiens ou Américains sur 10 sont déjà connectés sur internet. Évidemment, il reste toujours intéressant d’offrir ses produits et services à cette population avisée, mais à quel prix? C’est un marché mature et très compétitif.  Il peut exiger des coûts astronomiques pour pouvoir se démarquer là où les géants du commerce électronique investissent des dizaines de millions de dollars par an pour maintenir sa position et sa visibilité.

En ce qui concerne l’Amérique latine, qui inclue, pour nous, tous les pays hispanophones au Sud des États-Unis. Cette population constitue environ 600 millions de personnes (dont 200 millions du Brésil) avec un taux de saturation aujourd’hui autour de 50% (moyenne à travers les pays concernés).  On observe une croissance forte et stable dans ces pays en ce qui concerne le nombre d’utilisateurs d’internet. Ce marché émergent pour les commerces en ligne est beaucoup moins compétitif comparativement à celui des États-Unis ou au Canada.

Les barrières faibles à l’entrée du marché

La beauté de l’internet aujourd’hui est qu’on est capable de traduire un site web en langue étrangère rapidement et à un coût très raisonnable. Une fois vous avez une version du site web en Espagnol, vous pouvez commencer à lancer des campagnes publicitaires destinés aux pays de l’Amérique latine. Le gros avantage de l’internet est que vous n’avez pas besoin de vous déplacer dans ces pays, mais tout faire à partir de Montréal, ou tout autre place dans le monde. De plus, l’internet vous permet de cibler certains pôles économiques intéressants pour notre entreprise.

Prochaine étape c’est d’assurer un support et un service à la clientèle en Espagnol à vos clients de l’Amérique latine. L’avantage de Montréal, une ville multiculturelle, est que vous êtes capable de trouver des hispanophones facilement. Ces personnes dont la langue maternelle est Espagnol vont pouvoir répondre au téléphone, au live chat du site web, ou aux courriels.

Comme la majorité des pays de l’Amérique latine se trouvent dans le même fuseau horaire que Québec (ou très proche), vous êtes capable de servir vos clients  de manière proactive et durant les heures de bureau normaux du Québec. Pas besoin d’embaucher du personnel pour un quart du soir ou encore du nuit (si vos clients sont en Asie ou en Europe), donc éviter des dépenses supplémentaires.

À partir du moment que vous avez décidé de vous lancer sur le marché de l’Amérique latine, vous pouvez générer vos premières ventes provenant de cette région pas plus tard qu’une semaine! Et ce à coût très accessible.

En vous souhaitant la meilleure des chances dans votre aventure hispanophone!
Buena suerte hasta luego!

Le 7e ciel de l’entrepreneur

Le 7e ciel de l’entrepreneur

Vouloir partir une entreprise et devenir son propre patron est devenu quelque chose de très convoité aujourd’hui dans la société, surtout parmi les jeunes. Les avantages peuvent parfois sembler incroyablement séduisants. En réalité, ce n’est pas simple et il faut savoir comment se préparer pour faire face à chaque étape de cette aventure. Le succès d’une entreprise peut être mesurée sur une échelle de 7 niveaux.

NIVEAU 0  – “Je songe à devenir mon propre patron”

Vous êtes au niveau “zéro” si vous êtes encore un employé et vous songez à quitter votre travail de 40 heures par semaine et démarrer votre propre entreprise. Votre situation est assez comfortable : un chèque de paye qui rentre aux deux semaines. Même si vous détestez votre patron et que vous n’appréciez pas vos collègues, il y a quand même un chèque de paye qui rentre et qui permet de payer les cartes de crédit, et les dettes. Peu ou pas d’épargne est souvent le cas des employés qui vivent au rythme de deux semaines. Si on remplit notre carte de crédit, on se dit : « De toute façon, je vais la payer le prochain mois. Je n’ai qu’à attendre deux semaines et tous mes problèmes vont se régler ». Si vous avez décidé de devenir votre propre patron, il est temps de changer cette dynamique et passer à l’action.

NIVEAU 1 – “Je définis mon offre de service”

Votre décision est prise et vous commencez à définir la structure légale de votre entreprise. À cette étape vous vous posez les questions suivantes : quel nom d’entreprise choisir ? quel est le produit ou le service que je veux offrir ? Quel est mon marché? quel prix demander ? quelles méthodes de paiements puisse-je proposer à mes clients ?, et ainsi de suite. Si vous vous avez posé toutes ces questions et en plus avez structuré vos réponses, vous avez franchi le niveau 1 du cheminement de l’entrepreneur et vous êtes prêt à passer à la prochaine étape.

NIVEAU 2 – “Je commence à facturer”

Vous avez défini vos produits et vos services, et vous savez à qui les vendre. Une fois vous avez commencé à réellement vendre vos produits ou services, vous êtes arrivé au niveau 2. Maintenant vous recevez de l’argent pour vos services et vos produits et cela signifie que vos clients vous font confiance et vous prennent au sérieux. Votre entreprise a des revenues, … mais combien est-il suffisant pour devenir rentable? Si vous vous posez cette question, vous êtes prêt à passer au prochain niveau.

NIVEAU 3 – “ Je suis rentable”

Une fois vous êtes capable de vendre nos produits et services, l’objectif est de devenir rentable. Faire au moins 1$ de profit après toutes les dépenses et tous les frais que vous avez engagé. Il est important de tenir compte des frais dit “caché”. Certains entrepreneurs disent : « Avec mon entreprise, j’ai aucun frais et aucun coût ». Ce n’est pas vrai. Vous mettez des heures extras pour démarrer votre entreprise. Souvent c’est plus que 40 heures par semaine.  En même temps, il faut continuer à vivre. Il faut quand même payer un loyer, se nourrir, acheter des vêtements. Ces frais de subsistance en plus des coûts directement liés à la production des produits ou des services doivent être prise en compte. Vous avez probablement du matériel informatique à acheter, des licences et des outils à payer, un loyer extra à payer pour le bureau. C’est bien de travailler sur un coin de table de sa cuisine, mais à un certain moment, si vous voulez avoir une vraie entreprise, il vous faut un bureau. Et qui dit bureau dit loyer de plus à payer. Donc, une fois que vous êtes capable de dégager un profit, même un petit, mais réel, vous avez franchi le niveau 3 du cheminement de l’entrepreneur vers le 7e ciel.

NIVEAU 4 – “Mon profit est équivalent à mon ancien salaire”

Au niveau 4 vous vous posez une question sur votre profit cible. Généralement, l’avantage financier est une raison pour laquelle on décide de lancer sa propre entreprise : « Je serai capable de générer autant que je veux ». L’objectif du niveau 4  est d’être capable de faire un profit au moins équivalent au salaire que vous aviez eu en tant qu’employé. Disons que vous aviez un salaire annuel de 60 000$, 80 000$, 100 000$. Calculez le profit net à la fin de l’année pour savoir si vous avez réussi à générer au moins l’équivalent de votre ancient salaire. Si c’est le cas, félicitations! Vous avez franchi le cap du niveau 4.

NIVEAU 5 – “Mon profit est supérieur à mon ancient salaire”

Le niveau 5 consiste à générer un peu plus que ce que vous aviez généré en tant qu’employé tout en ayant une certaine liberté financière. Lorsque vous dépassez le salaire que vous aviez en tant qu’employé, vous augmenté votre valeur sur le marché en tant qu’employé. Vous vous dites “ça a valu le coup de se lancer à son compte”. C’est un moment crucial du cheminement d’un entrepreneur, mais ce n’est pas encore fini. Il reste encore quelques niveaux pour atteindre le « 7e ciel » en tant qu’entrepreneur.

NIVEAU 6 – “Je réduis mes heures en augmentant mon profit et je commence à générer des revenues passifs”

Au niveau 6 vous commencez à analyser vos heures investis dans l’entreprise. Vous mettez probablement 60h, 70h, les fins de semaine incluses? Vous pensez à votre entreprise tout le temps, même pendant les vacances. Donc, vous travaillez pratiquement 24/7. Le piège à ce niveau est de devenir un esclave de son entreprise quand vous n’êtes plus capable de prendre des vacances ou passer du temps de qualité avec votre famille. L’objectif du niveau 6 est de réduire le nombre d’heures consacrées à votre entreprise tout en générant le profit équivalent à votre ancien salaire y compris sous forme de revenue passif. 

Progressivement vous devriez être capable de vous éloigner de votre entreprise pour les courtes périodes (1 à 15 jours) sans que votre entreprise tombe comme une brique. Par exemple, ce n’est pas possible si vous êtes un consultant, car le moment vous arrêtez de travailler, vos revenues se saissent aussi. Les revenus passifs, ce sont des revenus qui sont générés même si vous n’êtes pas à votre bureau en train de travailler. Le gestionnaire en place avec une structure et les processus définis est capable de gérer votre entreprise sans votre présence permanente. En résumé, si vous êtes capable de vous absenter et votre entreprise continue à fonctionner et générer des revenues, vous avez atteint le niveau 6 dans l’aventure de l’entrepreneur. Maintenant vous avez un peu de temps libre et vous êtes comfortable financièrement. Félicitations, vous êtes exceptionnel, car il y a très peu d’entrepreneurs qui sont capables de se rendre jusqu’à là!

NIVEAU 7 – “Mon entreprise roule toute seule”

Le niveau 7 est un niveau ultime de l’aventure de l’entrepreneur. Les entrepreneurs capables de l’atteindre juissent d’une liberté incroyable. À ce niveau vous êtes capable de vous éloigner de votre entreprise et non seulement l’entreprise continue à fonctionner et générer des revenues, mais, en plus, elle est capable de croître. Cela arrive dans les cas très rares. Ici on rentre dans une catégorie “Richard Branson”, le propriétaire d’environ de 400 entreprises. Richard Branson est capable de mettre en place des systèmes qui font en sorte que ses entreprises continuent à croître sans lui. Entre temps, Richard nage autour de son île privée ou passe du temps avec sa famille. Ses entreprises continuent à croitre. On pourrait qualifier cette étape comme un 7e niveau : le 7e ciel de l’entrepreneur. Si vous avez atteint ce niveau, on peut finalement dire que vous avez réussi votre projet d’entreprise et que dès maintenant vous puissiez jouir non seulement d’une liberté financière mais d’une liberté de temps. Vous avez tout le temps et l’argent pour réaliser d’autres projets que vous souhaitez ! Vous êtes arrivé au 7e ciel!